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Un peu d'histoire / History

Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /Nov /2007 14:36

Dans les Vosges du Nord, région vallonnée très agréable à sillonner, se nichent de charmants petits villages tranquilles. Mais il y a plus de deux siècles, l’hiver y était rude et les routes souvent coupées par la neige. L’endroit s’appelle la Ban de la Roche. C’est une enclave isolée entre des
populations germanophones et francophones. Les 80 familles qui habitent les cinq villages ne parlent que le patois. La misère quotidienne et la dureté des caractères sont le lot de tous. C’est dans l’un de ces villages, Bellefosse, que naquit Louise Scheppler, le 4 novembre 1763, il y a donc tout juste 244 ans.

Comme beaucoup de jeunes paysannes de l’époque, à l’âge de 15 ans, elle part travailler dans une famille, pour aider la maman surchargée. Elle entre au service de la famille Oberlin, dont le père de famille est pasteur. La maman mettra au monde 9 enfants et mourra à 35 ans. Dès lors avec dévouement, Louise prendra soin de tous ces petits orphelins de mère, sans jamais accepter aucun salaire, sinon le gîte et le couvert. Elle consacre à des œuvres de bienfaisance le modeste revenu qu’elle tire des biens que lui ont laissé ses parents.

Mais venant elle-même d’un milieu modeste, elle ne limite pas son zèle aux enfants Oberlin. Ella a à cœur de soulager la misère des paysans, très en retard sur les progrès de la technique et de la santé comparativement au reste de la France. D’ailleurs le pasteur Oberlin lui-même mettra toute son énergie à améliorer les conditions de vie de ses paroissiens, leur donnant l’exemple dans tous les domaines, depuis l’introduction de la culture de la pomme de terre, avec d’autres nouveaux légumes et des fruits encore inconnus, jusqu’à la construction de routes. Il perfectionna aussi grandement les techniques agricoles. Il devint même leur instituteur pour apprendre à lire aux adultes. Les délégués de la République à Strasbourg reconnaîtront la valeur de ses efforts et l’autoriseront à poursuivre son ministère en ces temps révolutionnaires troublés.

Mais Louise Scheppler va se révéler dans un projet bien particulier.

Stuber, le prédécesseur d'Oberlin, avait introduit le tricotage et le tissage auprès des femmes dans le but d'améliorer leur ordinaire. Il suggéra à Oberlin d'organiser des « écoles de tricotage » pour la formation des enfants, toujours dans le but d'adoucir les conditions de vie économique.

Oberlin en transforme l'esprit, constatant l'état d'abandon dans lequel vivaient les jeunes enfants, négligés par leurs parents puisque inutiles aux travaux des champs. Les « poêles à tricoter » vont naître, poêle signifiait salle commune.

L'important dénivelé entre le bas et le haut du village amena Oberlin à faire construire une école en son milieu. Inaugurée le 11 août 1774, elle marque la création des fondations de « la petite école dans l'école ».
 Après sa formation au presbytère de Waldersbach, Louise Scheppler devient éducatrice, « conductrice de la tendre jeunesse ». Elle se déplace aux quatre coins du Ban de la Roche afin de pallier aux défections ou aux manques. Elle contribue au perfectionnement des méthodes éducatives des poêles à tricoter et assure l'instruction des jeunes filles aspirant à devenir conductrices.
On attribue à Louise Scheppler d'avoir créé une « maternelle » en 1779. La pédagogie appliquée dans les poêles à tricoter est en tout cas la première réalisation pratique d'une éducation collective de la petite enfance.
C'est de là qu'est venue à l’époque en Angleterre et en France l'institution de ces salles d'asile où l'on reçoit et où l'on garde les enfants des ouvriers, si souvent abandonnés dans les villes au vice et aux accidents.

Louise Scheppler, cette simple paysanne de Bellefosse a consacré à la petite enfance le peu qu'elle possédait, et, de plus, sa jeunesse et sa vieillesse. Même avancée en âge, elle a réuni autour d'elle, sans rétribution, une centaine d'enfants de trois à sept ans, et leur a donné une instruction appropriée à leur âge

Louise Scheppler fut distinguée en 1829 par la remise du Prix de vertu de l'Académie française. Le discours prononcé à cette occasion lui attribue « l'honneur d'une idée qui a déjà tant fructifié et qui, bientôt, sera adoptée partout ». Jusqu'à sa mort, en 1837, elle se consacre entièrement à l'éducation de la petite enfance. Elle avait alors 76 ans.

 

Dans un texte manuscrit, Louise Scheppler donne comme consigne aux conductrices instruisant les tout jeunes enfants :  1. d’enseigner le tricotage aux garçons comme aux filles.  2. de leur donner une petite idée de la géographie et de l’histoire naturelle. 3 de leur raconter différentes anecdotes édifiantes à leur portée. 4. de leur inculquer les rudiments des lettres.   5. de leur faire comprendre la présence de Dieu et le respect des règles morales. C'est impressionnant de constater à quel point le tricot était considéré comme une activité essentielle pour compléter les travaux des champs.

Cependant, cela n’est pas allé sans mal. Le rôle des jeunes filles est très mal accepté à l’époque, et a fortiori dans un milieu rural montagnard, la situation de la femme n'est guère enviable. Travaux des champs, travaux ménagers et accessoirement les enfants. Oberlin crée un véritable choc dans la société de l'époque en accordant un statut social aux jeunes filles devenues conductrices, dans une réelle tâche de service public.

Toutefois, leur rôle est très mal accepté. Le simple gardiennage des enfants en bas âge aurait été sans doute mieux toléré. Mais les enfants communiquent dans leurs foyers les valeurs qui leurs sont inculquées, ce qui est ressenti comme une insupportable ingérence par une société fortement patriarcale. Pourtant, les jeunes filles poursuivent leur travail. Persévérance, courage et conduite exemplaire finiront par emporter progressivement le soutien de voix favorables. L'exemple d'esprit nouveau sera donné par les villageois de Bellefosse à l'occasion de la construction coopérative de leur école.

Oberlin a d'autre part montré un double attachement à sa foi religieuse et aux valeurs républicaines, et fait bénéficier ses conductrices d'une éducation civique. Une sorte d'équilibre original entre les valeurs piétistes et l'idéal humaniste républicain. La « petite école dans l'école », qui rassemblait les enfants avant l’âge scolaire habituel, a été le moteur de la transformation intellectuelle et sociale du Ban de la Roche, et le début de la reconnaissance des femmes.

Aujourd'hui, sur la façade de la mairie de Bellefosse, une simple plaque de grès rose perpétue le souvenir de la modeste héroïne. De nombreuses écoles maternelles et crèches en Alsace portent le nom de Louise Scheppler. Un téléfilm lui a été consacré il y a environ une année sur la télévision française. Le modèle de la crèche d'Oberlin enthousiasma des Britanniques qui, à leur retour des Vosges, créèrent des Infant Schools dans différentes villes d'Angleterre.

 

In the northern part of the Vosges mountains, just on the French side along the German border, there is a lovely valley with quiet villages. But more than two centuries ago, life was not so easy there, with much snow in winter and a difficult access to the villages. It’s called Le Ban de la Roche. At that time (from 1750 AD and after) it was a very remote spot, between population speaking german on one side, and french on the other side. The 80 families who were living in the 5 villages only spoke their own dialect. –Daily life only was misery and hardship. In one of these villages Louise Scheppler was born on November 4 1763, exactly 244 years ago.

As many young women at that time, when she is 15, she begins to work in a family to help the over busy mother. So she enters the Oberlin family, whose father is a protestant pastor. The mother will give birth to 9 children before dying when she’s 35 years old only. From them on Louise chooses to care for these motherless orphans, never accepting any salary all her life long, except food and shelter. She dedicates to charity purposes her belongings which she got from her parents.

Being born in a poor family, she doesn’t feel satisfied with caring for the Oberlin children. She begins to help the poor families of the parish, who don’t know the average health and technical progresses available in France. Pastor Oberlin himself is much involved in teaching the peasants : he introduces new vegetable and fruit, among which potatos; he shows them how to build roads and bridges. He becomes teachers for adults, teaching them reading. When the French Revolution sends messengers to Strasbourg, the main town in the area, they recognize the value of his work and they aggree that he goes on with his religious involvment too.

But Louise Scheppler will get totally involved in another project.

Pastor Stuber, who was there before Oberlin, had introduced knitting and weaving in the villages to help the peasants to earn some more money. He suggests to Oberlin to open knitting schools to teach a new skill to the children. But Oberlin imagines a much larger project, and Louise Sheppler will be the founder of this new venture.

Very young children are left without care during all day long, when their parents are working on the fields, as they are not strong enough to help teir parents. So Oberlin open a first “gathering room” for them just in the middle of the upper part and the lower part of the village. Later on Louise Scheppler will be in charge of it (she had learned a lot caring for the 9 Oberlin children!). Usually it’s considered as the very beginning of all kindergartens and other toddlers schools.

From then on she’s walking from one village to the other, teaching young girls to be real “children leaders and educators”.  She builds a pedagogy for very young children. We have notes, written by herself, telling to the new young “teachers” what to teach to the children : 1. knitting to both boys and girls.   2. a small amount of geography and natural science  3. to tell them some true anecdots able to teach them something   4. to teach them letters and numbers   5. to help them to know that God is near them, and to teach them some good moral principles. It's thrilling how much knitting was considered as an important dkill to acquire by the children.

 

The sad fact is that people where not at all ready to accept that a single girl teaches children, that she has influence on them, in one word that she would have her own “job”. Just to watch over the children would have been enough for the parents who feared that children would learn modern ideas. Difficulties lasted long and Louise Scheppler and all her helpers needed much perseverance, love and patience, and to show a perfect moral life. Yet in 1828, Louise receved an important award in Paris for her work and her thoughts on the subjects of teaching the very young children.

 

Today a slab on the wall of Bellefosse town hall recalls that Louise Sheppler was born in this village. Many kindergarten and toddlers schools bear her name, as some other in the USA. A TV movie pictured her life a few moths ago on French TV.

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /Sep /2007 13:35

A plusieurs reprises les visiteurs de mon blog ont dit qu'ils appréciaient les histoires et témoignages que je racontais. Aujourd'hui j'aimerais vous parler d'une entreprise exceptionnelle qui se poursuit en Grande Bretagne depuis plusieurs décades déjà. Il s'agit du travail de Fine Cell Work (traduction : Travail raffiné en cellule), une organisation humanitaire qui enseigne l'art des travaux d'aiguilles à des détenus en prison et qui vend leurs produits. Les détenus réalisent les ouvrages en étant dans leurs cellules. Les revenus qu'ils en tirent (un tiers du prix de vente de chaque objet vendu revient à celui qui l'a fait) leur procurent espoir, talents et indépendance. Fine Cell Work donne à ces hommes une dignité à travers leur travail et par cela même, une dignité dans la vie. Quand un homme améliore l'idée de sa propre valeur, il commence à maîtriser son comportement qui ne cherchait qu'à violer les règles.

Les travaux d'aiguille réalisés par des prisonniers incluent des ouvrages en tapisserie (coussins, tapis), des quilts entièrement cousus à la main, et de magnifiques panneaux en patchwork, qui parfois sont plus larges que la surface même de la cellule où le détenu réalise son ouvrage. La plupart des prisonniers travaillant pour Fine Cell Work sont des hommes, mais il y a aussi quelques femmes. Les détenus peuvent aussi réaliser des modèles dessinés par les clients eux-mêmes ou encore finir des tapisseries qui sont restées en plan sans que leurs propriétaires aient le temps de les achever. Ils réalisent aussi des modèles pour des hôtels de luxe.

Un ouvrage qui a exigé plusieurs mois de travail assidu peut rapporter plusieurs centaines de livres sterling à celui qui l'a réalisé. Le fait de pouvoir réaliser des économies réduit le risque pour les détenus de retourner vers le crime à leur sortie de prison. D'autres peuvent améliorer leur ordinaire. Nombreux sont ceux qui sont fiers d'envoyer de l'argent à leur famille ou à leurs enfants, ou l'utilise pour se payer le loyer d'un logement décent quand ils sortent de prison. Quelques-uns continuent même dans la création de travaux d'aiguilles après leur libération, en collaboration avec FCW ou avec de grands créateurs qui leur confient des projets.

Les prisonniers commencent par apprendre le métier grâce à de dévoués volontaires des plus prestigieuses écoles d'art textile d'Angleterre, et des créateurs professionnels qui adhèrent à la vision du projet. Une fois formés, ils peuvent être chargés d'ouvrages très difficiles avec une date limite impérative. Ils sont aussi responsables d'aider les autres détenus qui sont encore en train d?apprendre à faire ce travail. Les volontaires de Fine Cell Work sont de véritables héros et héroïnes bénévoles sans lesquels tout l'activité de l'association serait impossible.

Cette association a été créée par une dame de la haute société, Lady Anne Tree, qui en eut l'idée dès les années 1960, alors qu'elle était visiteuse de prison. Avec l'aide de la plus prestigieuse école royale de travaux textiles, elle permit à deux condamnés à vie de réaliser des tapis qui furent vendus comme des pièces de collection à New York. Mais à cette époque les détenus n'étaient pas autorisés à gagner de l'argent par leur travail. C'est ce qui poussa Lady Anne à créer une association à travers laquelle les détenus pourraient acquérir les capacités les plus pointues en matière d'ouvrages textiles et bénéficier du fruit de leur travail. Fine Cell Work veut prouver que le travail réalisé en prison peut être le meilleur sur le marché et permettre aux détenus de se prendre en charge en vendant leurs articles au grand public.

Quelques chiffres impressionnants :

En 2005, Fine Cell Work a fait réaliser entièrement à la main 1538 coussins, 18 tapis et 52 quilts.

La même année, 290 détenus ont gagné 34 000£ ( 50 200 euros )

Actuellement  295 détenus sont employés, dans 22 prisons d?Angleterre de d?Ecosse.

Les détenus sont formés par 37 instructeurs volontaires.

Je ne peux que vous encourager à prendre le temps de lire encore les deux témoignages de détenus qui suivent. Ils valent tous les commentaires.

Ce travail est un des rares réalisés en prison qui a un but, est créatif et constructif et vaut la peine. Chaque tapisserie est un défu, certaines plus que d'autres.Il me permet aussi de gagner de l?argent pour acheter des timbres et des cartes téléphoniques, parce que les revenus en prison sont très limités. Un détenu de Petershead.

Et voici la lettre très émouvante d'un condamné à perpétuité.

Je suis un condamné à perpétuité. Pendant des années, j'ai cherché à m'échapper. J'ai essayé un grand nombre de passe-temps dans ma cellule. Ils finissaient tous dans un coin avec un tas d?autres ordures. Souffrant de dépression,  la plupart du temps je ne me lavais pas, je ne me rasais pas, je ne me brossais pas les dents, je ne me coiffais pas et le plupart du temps ma cellule était une poubelle puante. Je ne possédais rien, personne ne m?aimait et mon existence était vaine, misérable et futile.

Chaque nuit je suppliais Dieu d'avoir pitié de moi et de m'éviter de vivre une nouvelle journée le lendemain. Combien de fois j'ai pleuré me demandant pourquoi j'étais sur terre. Je n'étais bon à rien, je n'avais pas d'argent ni de famille, et personne vers qui aller pour trouver de l'aide. Tout simplement je n'arrivais pas à comprendre pourquoi je continuais à vivre. C'est alors que quelque chose arriva dans ma vie.

J'étais couché dans ma cellule un soir quand un gars entra dans ma cellule et me demanda si je pouvais l'aider *. Je ne connaissais pas ce type, mais il m'avait rendu service à plusieurs reprises avec des cigarettes, du papier à cigarette et des sachets de thé. Il m'expliqua qu'il venait de casser ses lunettes, mais qu'il devait terminer un ouvrage de tapisserie qu'il était en train de coudre pour une association d'aide aux détenus. Bien que je me considère comme un dur, et la couture bonne pour les filles, j'avais l'impression que je lui devais quelque chose et j'acceptai de l'aider. Il me montra alors ce que je devais faire. Je lui fis jurer de ne dire à personne ce qu'il me demandait de faire et je cachai l'ouvrage dans mon placard.

 

Vers 9h du soir, je sortis l'ouvrage et me mis au travail. Avant même que je m'en rende compte, les gardiens ouvraient déjà les portes des cellules pour le petit déjeuner. Une nuit entière s'était écoulée sans pensées de suicide, ni larmes de mélancolie.

Sans tarder je me joignis à cette classe qui m'offrait l'évasion à laquelle j'aspirais depuis si longtemps. Je ne vous parle pas de la surprise que j'ai eue quand ils ont parlé de me payer l?ouvrage terminé. J'ai pu m'acheter une ceinture d'entrainement, une radio et actuellement j'économise pour un survêtement et des baskets. En ce moment je travaille sur un tapis de 180 cm sur 90 cm et ils me paieront 120£ (180 euros) pour cela. C'est l'espoir, le respect de moi-même et la fierté. Je ne suis plus sale, je ne sens plus mauvais, je suis presque respectable, j'ai retrouvé le sens de ma propre valeur et je me sens extrêmement bien à l'idée de pouvoir aider quelqu'un d'autre en même temps que moi-même.

Qu'il est bon être en vie, de sentir que j'accomplis quelque chose et que ma vie a réellement un sens. Personne ne peut vivre sans sens à sa vie, n'est-ce pas ? Autour du monde des millions de gens travaillent dur pour essayer de trouver du bonheur dans la vie.

Il m'arrive encore d'être déprimé, mais rien qui vaille la peine de pleurer. Merci à l'association !

* En France aussi dans les prisons où sont purgées les longues peines, les cellules des détenus sont ouvertes dans la journée, et les prisonniers peuvent se rendre dans les cellules voisines. Les cellules sont fermées durant la nuit.

Tous les modèles montrés sur cette page ont été réalisés par des détenus.

Many of my visitors like the stories I share on my blog. Today I want to let you know a wonderful project about needlework which has been running for several decades now.  Fine Cell Work (FCW) is an English Registered Charity that teaches needlework to prison inmates and sells their products. The prisoners do the work when they are locked in their cells, and the earnings (1/3 of each sold item is for the maker of the item) give them hope, skills and independence. Fine Cell Work gives these men dignity in work and through this, dignity in life. When a man gains self-respect he may see his way to addressing his offending behaviour.

The needlework pieces include canvas tapestries (cushions, rugs) handstitched quilts and wonderful huge patchwork covers, which sometimes are larger than the size of the cell itself in which the inmate is making it. Most of the prisoners working for FCW are men, but there are a few women too.

Inmates can also stitch customers' own designs, or complete a half-finished tapestry which needs a helping hand.

Savings reduce the likelihood of offenders returning to crime. Prisoners often send the money they earn from Fine Cell Work to their children and families, or use it to pay debts or for accommodation upon release. You can read some of their moving testimonies on http://www.finecellwork.co.uk/ix/inmates. Some of them are running their own business along with FCW when being released from prison.   
The inmates are all taught by volunteers from the Embroiderers Guild, the Royal School of Needlework and the world of professional designers. Once trained, they can be responsible for difficult commissions done to deadlines, and support other inmates who are still learning. Fine Cell Work could not operate without the wonderful help, skill and expertise of  their  volunteers. They are heroines, showing patience and tact. FCW would be nowhere without them.

The charity was founded by Lady Anne Tree, who first had the idea in the 1960's when she was a prison visitor. With the help of the Royal School of Needlework she enabled two lifers to make needlepoint carpets which were then sold as collectiors items in New York. However, in those days the prisoners were not allowed to receive money for the work. This determined Lady Anne to establish an organisation in which prisoners could learn a skill to the highest level and be paid for their efforts. Fine Cell Work aims to show that prison work can be the best on offer and to enable prison inmates to help themselves by selling their work to the general public.
 Impressive figures :

 

 

 

 

 

 

 

 

  • In 2005 Fine Cell Workers hand-stitched a total of 1538 cushions, 18 rugs and 52 quilts.
  • In the same year, 290 inmates earned a total of £34,000 We are currently employing 295 inmates
  • We work in 22 prisons in England and Scotland

  • The inmates are taught by 37 volunteer instructors

  • You'll discover the wonderful pieces made by inmates http://www.finecellwork.co.uk/ .

    It's one of the few things done in prison that has a purpose, is creative, constructive and has a point. Every canvas is a challenge, some more than others. It also helps me with to earn money to buy stamps and phone cards as prison wages don't go too far. Inmate, SPS Peterhead

     Letter from a Prisoner - HMP Maidstone

    I'm a life-serving prisoner and for years I have been trying to escape. I have tried numerous cell hobbies which promptly ended up discarded in the corner of the cell as so much rubbish. Due to depression, most of the time I've been unwashed, unshaven, teeth not cleaned, hair not combed, as often as not my cell has been dirty and stinking. I've had no possessions, nobody to love me, just hanging onto a futile, empty and miserable existence.

    Every night I've asked God to have mercy on me and not to make me endure another day. I've wept and I asked why I was in this world, I am good for nothing, no money, no family and with no-one I could go to for help. I just couldn't understand why I should go on living. Then something happened to me.

    I was lying in my cell one evening when a bloke came in and asked if I can help him. I didn't know the fella, but he had helped me with cigarettes and cigarette papers and teabags. He explained how he'd broken his glasses and needed to finish a pattern he was sewing for the in-cell charity course. Although I class myself as being very butch and sewing so very feminine, I figured I owed him, so I agreed to help him finish his work. He showed me what it was I had to do, I made him promise not to tell anybody and I hid I in a cupboard in my cell. About nine o'clock I got it out and started sewing. Before I knew where I was they started unlocking us for breakfast, a whole night had come and gone with no thoughts of suicide, and no tears of melancholy.

    I promptly joined the class as it offered me the escape I'd been looking for. Talk about surprise when I found out they were wanting to pay me for the finished article. I've bought a weight-lifting belt, a radio, and I'm currently saving to buy a tracksuit set and trainers. I am at present sewing a mat 6 feet long and 3 feet wide and they are going to give me £120 on completion. The hope, the self-respect and pride. I am no longer dirty and smelly, I'm quite respectable, my self-worth has been restored and I feel extremely good at the thought that I am helping someone else as well as myself.

    How good it is to be alive, to feel that I am accomplishing something and my life has real meaning. Nobody really enjoys an aimless life, a life without purpose, do they? Around the world millions of people are working hard and trying to find happiness in living.

    I still get depressed but nothing to cry about, thank-you charity.

     

    All designs shown on that page were stitched by inmates.

     

     

     
Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /Juil /2007 00:00

Il y a tout juste 401 ans, le 15 juillet 1606, naissait aux Pays-Bas  l'illustre peintre Rembrandt, huitième de 10 enfants d'un père meunier. Il décide rapidement de se consacrer à la peinture. La postérité reconnaîtra à quel point il a eu raison de faire ce choix. Puisque nous sommes un dimanche, je vais me contenter de vous montrer quelques unes de ses oeuvres qui illustrent des récits de la Bible.

Just 401 years ago, on July 15 1606, the famous painter Rembrandt was born in the Netherlands. He was the 8th of 10 children of a miller. Very young he decided to dedicate himself to painting and his works proved how much he was right to do so. As this page is written for a Sunday, I'll show you a few of his works which depict Bible stories.

En haut à gauche : Abraham est prêt à sacrificier son fils Isaac, ainsi que Dieu le lui a demandé. Mais il sera arrêté par la voix de Dieu, avant d'avoir commis ce gest fatal. Cette histoire à première vue cruelle montre à la fois la confiance d'Abraham en Dieu et la bienveillance de Dieu qui ne demande pas de tels sacrifices.

Top left : Abraham is ready to kill his son Isaac as a sacrifice when God asks him to do so. But God's voice will hinder him to do it finally. This story seems full of cruelty, but is shows Abraham's trust in God, and God's kindness who doesn't demand such sacrifices.

A l'inverse de l'histoire précédente, Le retour du fils prodigue rappelle une histoire biblique pleine de tendresse. Un jeune fils a quitté le foyer parternel avec sa part d'héritage pour mener grand vie à la ville. Bien vite il se retrouve sans le sou. Lorsqu'il décide de retourner chez son père pour lui demander de lui offrir le gite comme à un simple serviteur, il a la surprise de voir que son père n'avait pas cessé un seul jour d'espérer son retour, et qu'il est prêt à lui rendre pleinement sa place de Fils. Jésus avait raconté cette histoire pour illustrer l'amour de Dieu qui attend le retour de tout homme vers lui.

Contrary to the previous story, the return of the prodigal son recalls a story full of tenderness. a young man, son of a wealthy man, had left the paternel home with his part of inheritance. Soon he had spend everything and was without mean of living at all.One day he decided to come back to his father's home to ask him to grant him a job and a shelter, as for a servant. He was very surprised to discover that his father had expected his return every day since he left home, and that he was eager to give him his place as a son. Jesus told this story to illustrate God's love for every man. God is always expecting that people turn back to him.

En bas à gauche : le fameux tableau Les disciples d'Emmaüs rappelle cette fin de journée du premier dimanche de Pâques, celui où Jésus était ressuscité des morts. Cette soirée là il accompagna deux hommes sur un assez long trajet, sans qu'ils reconnaissent qu'il était l'homme tué sur une croix 48 heures plus tôt. Ils ne le reconnurent qu'au moment où Jésus partagea le pain sur la table et dit une prière de reconnaissance pour le repas.

Bottom left : this famous picture of the disciples of Emmaus recalls the evening of the first Easter Sunday, when Jesus, risen from the dead, walked a long distance with some of friends who didn't recognize him till he broke the bread and thanked God for the food on the table.

 Et pour finir un portrait de femme lisant la Bible. Vous pouvez constater la taille de la Bible à cette époque.

For the end a picture of a woman reading the Bible. You can notice how large were the printed Bible at that time.

 

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 09:37

Il y a quelques jours j'avais mentionné un site sur le net qui présentait la vie et le travail des brodeuses au Québec il y a une centaine d'années. Je le trouvais passionnant. C'était un travail effectué dans le cadre de l'école pilote Fernand Seguin. Malheureusement le lien ne fonctionnait pas, et faute de pouvoir le corriger, j'ai supprimé mon texte. Voici enfin le site retrouvé; pour éviter les erreurs de transmission je préfère le donner comme suit :

http://www.csdecou.qc.ca/f-seguin/classes/archives/francine_501/metiers_100_ans/metiers_1.htm

En ouvrant la page, déroulez-la vers le bas, et vous trouverez le chapitre La Brodeuse.

A few days ago I gave a Canadian site which was depicting the life and the work of a woman embroiderer in Quebec about one century ago (written in French). Unfortunately the link was not good. For those who can read French I give the right link bove now.

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /Juil /2007 00:00

Il y a 779 ans, le 9 juillet 1228, Stephen Langton mourait en Angleterre. Il y était né en 1150, mais il avait étudié à l’université de Paris où il avait aussi enseigné jusqu’en 1206, quand le pape Innocent III, avec qui il était devenu ami à paris, l’appela à Rome pour en faire un cardinal. Sa piété et sa culture était déjà célèbre et on le tenait pour l’ecclésiastique anglais le plus en vue de son temps. En 1205, à la mort de l’archevêque de Canterbury, plusieurs candidats s’étaient disputé la place avec des soutiens politiques derrière eux.  La situation s’étant beaucoup dégradée, le pape consacra Langton à ce poste en 1207.

Il s’ensuivit une violente guerre entre le pape et le roi d’Angleterre Jean, et Stephen Langton était contraint de vivre en exil en Bourgogne. Il finit par pouvoir gagner Canterbury où il mena sans relâche un combat pour l’indépendance politique et religieuse de l’Angleterre. Il trouva aussi le temps d’écrire un nombre considérable de livres à une époque où l’imprimerie n’avait pas encore été inventée.

Mais le souvenir de Stephen Langton n’est pas lié à son rôle politique et religieux à l’époque. On lui doit en 1205 la division de toute la Bible en chapitres. Jusqu’à cette époque la Bible était composées de livre, chacun tout d’une pièce, comme les quatre évangiles, les livres des prophètes (Jérémie ou  Ezéchiel par ex.),  les livres de Moïse comme la Genèse et le Lévitique, et les autres livres qui composent la Bible

Avant Stephen Langton, pendant plus de 2500 ans pour les Juifs et 1200 ans pour les Chrétiens, les gens lisaient la Bible sans pouvoir situer exactement dans quelle partie d’un livre se trouvait une histoire ou une citation. Il peut sembler étrange aujourd’hui à tous ceux qui ont déjà ouvert une Bible d’imaginer qu’à une époque  chaque livre était comme un seul et unique chapitre. Sans aucun doute, Stephen Langton a réalisé une petite révolution qui existe toujours aujourd’hui et qui a rendu bien des services pour trouver facilement un passage quelconque. 

Pour  ceux qui s'intéressent aux détails, j'ajouterai que la division des chapitres de la Bible en versets est encore plus récente. Elle fut introduite en 1551 par l'imprimeur parisien Robert Estienne. On raconte qu'il effectua ce travail au cours d'un voyage à cheval entre Paris et Lyon. C'est aussi le premier à avoir osé imprimer une Bible en français, à une époque où c'était prendre beaucoup de risques. 779 years ago, on July 9, 1228, Stephen Langton died in England.

Stephen Langton was born in England, but he studied at the University of Paris and lectured there on theology until 1206, when pope Innocent III, with whom he had formed a friendship at Paris called him to Rome and made him cardinal-priest.His piety and learning was famous already and he was recongnized as the foremost English churchman. In 1205, on the death of the archbishop of Canterbury, quarrels aroused between several candidates to succeed him, Langton was chosen and consecrated by the pope in 1207.

After this, Langton took a prominent place in the war between the pope and the English king John. Because of this  since his consecration Stephen Langton  had lived as an exile in France. Later he could go back to Canterbury. Stephen continued his work unremittingly and effectively for the political and ecclesiastical independence of England. Also he wrote an incredible numbers of books.

But Stephen Langton’s memory is not due to his political and ecclesiastical important at his time. We owe to him the division of the whole Bible in chapters. Till that time the Bible was divided only in several books as the Gospels of Matthew, Mark, Luke and John, or as the books of the prophets such as Isaiah, Jeremy, Daniel or also the Moses’ books such as Genesis and Leveticus, and others books too.

Before him for more than 2500 years for the Jews and 1200 years for the Christians, people couldn’t say in which part of a book of the Bible a quotation could be found. It may seem strange to those who are used to read the Bible to imagine that everybook of the Bible was written as a whole piece without chapter. Certainly Stephen Langton imagined a system which helped to find much more easily every story or quotation in the Bible.

For those who are fond of details, I add that the division of the chapters in verses was made in 1551 by the French printer Robert Estienne who also printed the first French Bible in Paris. It's said that he divided the Bible in verses as he was riding a horse from Paris to Lyon. The travel was several days long at that time, yet it was not so much confortable!

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 00:00

Il y a 162 ans, le 4 juillet 1845, Thomas Barnardo naissait à Dublin (Irlande). Il travailla comme employé de bureau puis vint à Londres pour y étudier la médecine.  Il avait pour projet de partir en Chine comme médecin missionnaire, mais le plan de Dieu pour lui ne le mena jamais là-bas.

Alors qu’il était étudiant à l’hôpital de Londres, il ouvrit sa propre école et organisa des rencontres pour les enfants indigents.  Il les avait rencontrés alors qu’il soignait l’épidémie de cholera de 1866 qui fit des milliers de victimes à Londres. Il découvrit bientôt la situation dramatique des enfants sans foyers et sans aucun moyen de subsistance. Voici comment il raconta lui-même la manière dont il fit cette découverte.

Un soir, les enfants s’étaient retrouvés comme d’habitude pour les cours du soir et vers 21h30, ils étaient censés rentrer chez eux. Un petit gars, qui avait écouté avec beaucoup d’attention pendant la leçon était le dernier à partir, et trainait visiblement les pieds pour sortir.

« - Et bien mon p’tit, mieux vaudrait te dépêcher de rentrer chez toi. Il se fait tard. Ta mère va se faire du souci. 

-          S’il-vous-plaît, Monsieur, laissez-moi passer la nuit ici. Je ne toucherai à rien.

-          Mais ta mère va se demander ce qui t’arrive.

-          Je n’ai pas de mère.

-          Tu n’as pas de mère, mon p’tit ? Où habites-tu ?

-          Je n’habite nulle part.

-          Mais où as-tu dormi la nuit dernière ?

-          Là-bas à Whitechapel, près du marché. Je me suis couché dans une de ces charrettes remplies de foin. Et j’ai rencontré un type qui m’a dit de venir ici à l’école, où peut-être on me permettrait de dormir près du feu pendant la nuit. »

L’enfant l’emmena de nuit voir les autres enfants réduits à la même misère que lui.

Depuis trois ans que son école fonctionnait, Thomas Barnardo avait rencontré bien des enfants battus par leurs parents, ou des gosses affamés parce que leurs parents n’avaient pas de quoi les nourrir. Mais il n’avait jamais rencontré des enfants sans foyer et à ce point indigents. Il décida sur le champ de leur consacrer sa vie.

Thomas Barnardo était un orateur éloquent, et il parla de ce problème lors d’une conférence missionnaire en 1867. Y assistait un homme politique influent qui offrit d’aider Barnardo à ouvrir des foyers pour ces enfants. Le banquier Robert Barclay, de la célèbre banque Barclay, lui apporta aussi son soutien, et le 2 mars 1868, Barnado ouvrait son premier refuge pour enfants indigents.

Le but de ces institutions était de rassembler des dons et des legs pour pouvoir nourrir, éduquer et dans la mesure du possible préparer chaque enfant à un métier. Le principe était l’admission immédiate et gratuite. Il n’y avait aucune restriction d’âge ou de sexe, de religion ou de nationalité. L’enfant physiquement robuste était accueilli au même titre que le malade incurable. La seule condition à remplir était d’être indigent. Il y eut aussi par la suite un foyer pour jeunes filles sérieusement en danger, un foyer de convalescence au bord de la mer, et un hôpital pour les grands malades.

En 1874, le Dr Barnardo ouvrit un département photographique dans un de ses orphelinats. Au cours des 30 années qui suivirent, chaque enfant qui entrait dans un des foyers de Barnado était photographié à son entrée puis quelque temps plus tard quand il avait repris une bonne mine. Ces photos « d’avant » et « d’après » étaient vendues par lot de vingt au profit des orphelinats. Il est courant de trouver aujourd’hui des photos dans les bulletins de nouvelles des organismes qui assurent le parrainage d’enfants, mais à l’époque c’était tout à fait révolutionnaire. En 1878, soit en dix années, le Dr Barnardo avait déjà ouvert cinquante orphelinats à Londres. Parmi eux il y avait un Village pour les Filles, qui était une véritable communauté avec 70 bâtiments, sa propre école, sa lingerie à vapeur d’avant-garde et son église. Plus de 1000 fillettes y résidaient.

Un verset de la Bible que le Dr Barnardo aimait expliquer était Jean chapitre 6 verset 37, où Jésus dit : « Je ne renverrai pas dehors celui qui vient à moi ». Le Dr Barnardo le reliait avec l’inscription au-dessus de la porte du son premier orphelinat : « Aucun enfant indigent ne se verra jamais refuser l’admission ».

Cependant Thomas Barnardo croyait fermement que les familles étaient le meilleur endroit pour élever les enfants, et il organisa le tout premier système de parrainage et de placement d’enfants dans des familles à travers le pays. Il organisa aussi un système pour placer les bébés de mères célibataires, tout en plaçant la jeune mère dans un travail de servante à proximité de la famille, afin qu’elle puisse voir son enfant pendant son temps libre. De la fondation du premier orphelinat en 1867 à la mort du Dr Barnardo, environ 60.000 enfants bénéficièrent de l’aide ses institutions, et avaient trouvé un travail après leurs années d’enfance.

Thomas Barnardo mourut à Londres le 19 septembre 1905. Son cercueil fut l’un des deux seuls cercueils à avoir été transportés par le métro.

Le dernier foyer de l’œuvre du Dr Barnardo qui fonctionnait de manière traditionnelle ferma en 1989. Mais plus d’un siècle après que le Dr Barnardo ait commencé à aider les enfants sans foyer, il y a encore des jeunes gens qui dorment dans les rues, même au Royaume Uni. C’est pourquoi la fondation Barnardo continue à se battre contre la pauvreté, la prostitution d’enfants, les enfants maltraités sexuellement, et ceux qui sont victimes du SIDA. En fait la fondation aide davantage de gens en une année, qu’elle ne pouvait le faire dans le passé. Elle aide à peu près 100 000 enfants par an.

162 years ago, on July 4 1845, Thomas Barnardo was born in Dublin (Ireland). He worked as a clerk, and later he moved to London where he studied medicine. Barnardo’s plan was to become a medical missionary to China, but God’s plan for him never led him there.

While a student at the London Hospital, he opened his own school and established meetings for the children. His medical work in the east end of London during the epidemic of cholera in 1866 first drew his attention to the great numbers of homeless and destitude children in the cities of England. Barnardo soon discovered the plight of homeless children in the city. Here is how he describes hox he discovered about the problem of homeless children in London.

One evening, the attendants at the Ragged School had met us usual, and at about half past nine o'clock were separating from their homes. A little lad, whom we had noticed listening very attentively during the evening, was amongst the last to leave, and his steps were slow and unwilling.

"Come, my lad, had you better get home? It's very late. Mother will be coming for you."
"Please sir, let me stop! Please let me stay. I won't do no harm."

"Your mother will wonder what kept you so late."

"I ain't got no mother."

"Haven't got a mother, boy? Where do you live?"

"Don't live nowhere."

 "Well, but where did you sleep last night?"

"Down in Whitechapel, sir, along the Haymarket in one of them carts as is filled with hay; and I met a chap and he telled me to come here to school, as perhaps you'd let me lie near the fire all night."

Our own three years' experience among poor boys and girls had taught us something of the cruelty with which many of the lowest class treat their children. And in addition to this, we had often met boys who were hungry because their miserable homes afforded them little sustenance; but we knew nothing of the homeless and destitute.

Barnardo, a powerful orator, made a speech about the problem at a Missionary Conference in 1867. Lord Shaftesbury  was in the audience and he was so moved by what he heard that he offered Barnardo help to establish homes for these children. The banker Robert Barclay also agreed to support the cause and on 2nd March, 1868, Barnardo had raised enough money to open his first home for destitute children.  

The object for which these institutions were started was to search for and to receive waifs and strays, to feed, clothe, educate and, where possible, to give an industrial training suitable to each child. The principle adopted was that of free and immediate admission ; there were no restrictions of age or sex, religion or nationality, the physically robust and the incurably diseased were alike received, the one necessary qualification being destitution. there were also, among others, the following institutions:a rescue home for girls in serious danger, a convalescent seaside home, and a hospital for the terribly sick.

In 1874 Dr. Barnardo opened a Photographic Department in his Stepney Boys' Home. Over the next thirty years every child who entered one of Barnardo's homes had their photograph taken. Children were photographed when they first arrived and again several months later after they had recovered from their experiences of living on the streets. These 'before' and 'after' cards were then sold in packs of twenty for 5 shillings or singly for 6d. each. This enabled Barnardo to publicize his work and raise money for his charitable work.  It’s usual today to see photos of children to forster through charity organizations, but Barnado’s way of doing was totally revolutionary then.
By 1878 he had established fifty orphanages in London. This included a Village Home for Girls. It was a complete community with seventy cottages, its own school, a laundry and church, and had a population of over 1,000 children.

One verse Doctor Barnardo liked to preach from was John Chapter 6 verse 37. 'Him that cometh to me  I will in no wise cast out'.  Doctor Barnardo likened it to the inscription above the main door of his first home in  ' No Destitute Child Ever Refused Admission'

Thomas Barnardo strongly believed that families were the best place to bring up children and he established the first fostering scheme when he boarded out children to respectable families in the country. He also introduced a scheme to board out babies of unmarried mothers. The mother went into service nearby and could see her child during her time off. From the foundation of the homes in 1867 to the date of Barnardo’s death, nearly 60,000 children had been rescued, trained and placed out in life. At the time of his death, in 1905,  there were established 112 district "Homes,"

Barnardo died of in London on 19 September 1905. His coffin was one of only two ever to be transported by Undergroud.

The last traditional Dr. Barnardo children's home closed in 1989 with the battle won, or was it? More than a century since Dr Thomas John Barnardo started helping homeless children, young people all around the UK are still sleeping rough on the streets. Barnardo's today continues to fight the old problems of poverty, homelessness, child prostitution, or young people who have been sexually abused along with the new issues of coping with HIV/AIDS. The fact is Barnardo's today helps more young people than it ever did per year, That's a fact! They help around 100,000 children and young people a year. That's many more being helped by the charity Barnardo's today.

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 00:00

Ce dimanche 24 juin le calendrier commémore Jean le Baptiste, celui à qui revint l'honneur d'annoncer la venue du Sauveur parmi les hommes. Cette fête est ce qu'on appelle parfois la St Jean d'été,  puisqu'en plein coeur de l'hiver, le 27 décembre on célèbre un  autre Jean,  l'apôtre qui fut le disciple de Jésus, et qui écrivit l'évangile qui porte son nom.

Ce n'est pas un hasard si Jean-Baptiste est fêté le 24 juin, six mois exactement avant la veillée de Noël. Les évangiles qui racontent sa vie indiquent en effet qu'il était né environ six mois avant Jésus qui était aussi son cousin. A partir du moment où on a fixé arbitrairement la naissance de Jésus au 25 décembre, on a situé celle de Jean six mois plus tôt.

Jean-Baptiste a été le fils unique de ses parents qui étaient restés sans enfant jusque dans leur vieillesse. C'est par une intervention de Dieu, annoncée par un ange, qu'ils ont eu ce fils au cours de leurs vieux jours. Ce fils devait être élevé dans la perspective d'être mis à part pour le service de Dieu.

En effet sa vie d'adulte a été consacrée à proclamer aux habitants de la Palestine que l'Envoyé de Dieu allait survenir de manière imminente. Il pressait ses auditeurs à renoncer à leurs mauvaises manières de vivre et à faire la paix avec Dieu. Ceux qui acceptaient ce chemin de repentance le manifestaient en se faisant baptiser par Jean-Baptiste dans le Jourdain, d'où son surnom. Le moment le plus fort de son apostolat survint le jour où Jésus lui-même s'approcha au milieu de la foule et où Jean-Baptiste le désigna publiquement comme le Sauveur promis. Jésus, à la grande surprise de Jean, demanda à être lui-aussi baptisé par lui. Il montrait ainsi son engagement aux côtés des hommes. La Bible dit qu'une colombe descendit sur Jésus à ce moment-là symbolisant le Saint Esprit.

Après ce temps fort dans sa vie, l'impact de Jean-Baptiste sur les gens de son époque alla en décroissant, comme il l'avait lui-même annoncé, dès lors qu'il passait le relais à Jésus lui-même. Jean-Baptiste devait mourir martyr dans de tragiques conditions, ayant suscité la colère de gens haut placés à la cour parce qu'il leur avait reproché leur immoralité.

Jean-Baptiste reste un modèle pour les croyants qui, comme lui, doivent montrer Jésus Christ aux autres, tout en restant eux-mêmes dans la discrétion.

This Sunday, June 24, the calendar celebrates John the Baptist. He was the man who had the great honour to reveal the coming of the Saviour sent by God among men. Sometimes this day is called “The Summer St John day” because there is another St John Day in the middle of Winter, on December 27. But this second day is dedicated to John the Apostle who lived with Jesus and wo wrote the Gospel bearing his name.

It not by chance that John the Baptist is celebrated on June 24, six months before Christmas. The Gospels tell that in fact John the Baptist was born six months before Jesus who was his relative. When Jesus’ birth was determined on December 25, John the Baptst’s birth was determined six months earlier.

John the Baptist was the only son of his parents who had no child at all till their old age. God intervened miraculously and they got a son who had to be brought up specially to serve God.

And so all his adult life was dedicated to proclaim to his fellow countrymen of Palestine that This One sent by God would be seen very soon. He urged people to renounce to teir bad ways of life and to begin a life o goodness and peace with God. Those who accepted this change of life were baptised by John the Baptist, and that’s the reason why he got his name the Baptist. The climaxof his ministry was the moment when Jesus came among the crowd and John showed him to everybody. Then Jesus asked to be baptized by John too. John the Baptist was very surprised because Jesus had no bad life to repent from, but he obeyed.

After this moment, John’s influence on his contemporaries decreased as he had foresaid it.John the Baptist died as a martyr. He was beheaded because he had said that the king a an adulterous life with his brother’s wife.

John the Baptist is an example for every believer who is called to show Jesus to other men too.

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /Juin /2007 00:00

Hier j’ai eu l’heureuse surprise que mes nouvelles grilles pour l’Atelier de la Colombe (voir ICI) me soient livrées plus tôt que prévu de chez l’imprimeur. Les modèles représentent des croix hautes celtes qui pouvaient atteindre de 2 à 8 mètres de haut.

En les regardant je me suis  rappelée un endroit parmi d’autres où la culture celte se développa remarquablement. Je veux parler de l’Irlande, qu’on a appelée « l’île des saints et des savants », l’Irlande de St Ppatrick et du Livre de Kells.  Loin de l’envahissement du continent par les barbares, les moines et les copistes irlandais recopiaient avec soin, amour et patience, les textes de la culture occidentale ainsi que la Bible, préservant ainsi un véritable trésor. Quand la stabilité est revenue en Europe, ces savants irlandais y ont été les instruments pour y répandre à nouveau la culture et la foi chrétienne. Ils ont fondé de nombreux monastères par exemple en Alsace et en Franche Comté. Les moines irlandais ont conservé la Bible qu’ils ont recopiée avec un art extrême (voir le Livre de Kells).

Des siècles plus tôt les Irlandais avaient découvert Jésus Christ en grande partie grâce à St Patrick. Il avait d’abord été parmi eux un esclave anglais enlevé de sa patrie par des pirates et vendu en Irlande. Lorsque des années plus tard il retrouva sa liberté, il décida de revenir en Irlande pour y annoncer la bonne nouvelle de l’amour de Jésus. Il voulait profiter de l’occasion qu’il avait eu d’apprendre leur langue en tant qu’esclave.

Comme nous sommes dimanche, je veux partager avec vous une prière intitulée la « cuirasse de St Patrick » parce que par elle il demandait la protection de Dieu sur toute sa personne.

Je m’en remets aujourd’hui

A la puissance de Dieu pour me guider,

A la force de Dieu pour me soutenir,

A la sagesse de Dieu pour m’enseigner,

Au regard de Dieu pour veiller sur moi,

A l’oreille de Dieu pour m’écouter, 

A la parole de Dieu pour parler aux autres,

A la main de Dieu pour me conduire,

Au chemin que Dieu tracera devant moi,

A l’armure de Dieu pour me protéger,

A l’armée des anges de Dieu pour me garder en sécurité.

Jésus Christ sois mon bouclier aujourd’hui,

Jésus Christ sois avec moi, Jésus Christ sois devant moi, Jésus Christ sois derrière moi,

Jésus Christ sois en moi, Jésus Christ sois sous moi, Jésus Christ sois au-dessus de moi,

Jésus Christ sois à ma droite, Jésus Christ sois à ma gauche,

 quand je me couche, quand je m’assois, quand je me lève.

Cette prière est inspirée du Psaume 118/119 dans la Bible.

Yesterday I had the  pleasure to receive a new load of charts from the printer for the Workshop of the Dove ( see HERE) It was much quicker than expected. The designs picture two old celtic high crosses which could reach from 2 to 8 meters high.

Looking at them I reminded one place among others where the celtic culture was so developed. I mean Ireland, the "island of saints and scholars," the Ireland of St. Patrick and the Book of Kells. Far from the barbarian despoliation of the continent, monks and scribes laboriously, lovingly preserved the West's written treasury.  With the return of stability in Europe, these Irish scholars were instrumental in spreading learning and the Christian faith too. Many monasteries in the eastern part of France were founded by Irinsh monks.  The Irish monks were conservators of the Bible that they copied so wonderfully (see the Book of Kells).

Centuries earlier the Irish people came to know Jesus Christ mostly owing to Saint Patrick, who first had been an English slave among them, taken from his homeland by pirats. Later on when he was released he came back to Ireland to tell the people the good news of the love of Christ. He wanted to take the opportunity that he had learned their language as a slave.

So as it’s Sunday I share with you a prayer usually called St. Patrick's Breastplate, because he was seeking God’s protection on all his body and being.

I bind to myself today

God’s power to guide me,

God’s might to uphold me,

God’s wisdom to teach me,

God’s eye to watch over me,

God’s ear to hear me,

God’s word to give me speech,

God’s hand to guide me,

God’s way to lie before me,

God’s shield to shelter me,

God’s host to secure me.

Christ be my shield today
 Christ with me, Christ before me, Christ behind me,
Christ in me, Christ beneath me, Christ above me,
Christ on my right, Christ on my left,
Christ when I lie down, Christ when I sit down, Christ when I arise.

This prayer is inspired by Psalm 118/119 in the Bible.

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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