Présentation

  • : Biblebroderie
  • bibleenbroderie
  • : Culture
  • : Passionnée de créations d'art, en particulier au point de croix, et animée par ma foi en Jésus-Christ, je conjugue ces deux passions dans des créations sur les thèmes religieux et régionaux. Venez aussi découvrir ma région et mes recettes favorites.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Texte libre

l'annuaire des piquées du fil
 l'annuaire des piquées du fil

To my English speaking friends

To allow you to appreciate my photo albums better

and to help you to find your way through my categories,

here are some clues to understand their names:

Photo albums :

mon village = my village

l'Alsace en broderie = Embroidered Alsace

la Bible au point de croix = the Bible in cross stitch

point de croix de Noël = Christmas cross stitch

objets divers au point de croix = various items with cross stitch

Categories :

  • Mes ouvrages = my crafts
  • Mes recettes = my recipes
  • Réflexions = thoughts
  • Voyages = travels
  • To my English speaking friends
  • Bible au point de croix = cross stitched Bible

 

Retrouvez mes créations

au point de croix

en diagrammes seuls

ou en kits à

L'ATELIER DE LA COLOMBE

Retrouvez mes créations

en diagrammes seuls

ou en kits à

L'ATELIER DE LA COLOMBE 

Vendredi 7 septembre 2007

A plusieurs reprises les visiteurs de mon blog ont dit qu'ils appréciaient les histoires et témoignages que je racontais. Aujourd'hui j'aimerais vous parler d'une entreprise exceptionnelle qui se poursuit en Grande Bretagne depuis plusieurs décades déjà. Il s'agit du travail de Fine Cell Work (traduction : Travail raffiné en cellule), une organisation humanitaire qui enseigne l'art des travaux d'aiguilles à des détenus en prison et qui vend leurs produits. Les détenus réalisent les ouvrages en étant dans leurs cellules. Les revenus qu'ils en tirent (un tiers du prix de vente de chaque objet vendu revient à celui qui l'a fait) leur procurent espoir, talents et indépendance. Fine Cell Work donne à ces hommes une dignité à travers leur travail et par cela même, une dignité dans la vie. Quand un homme améliore l'idée de sa propre valeur, il commence à maîtriser son comportement qui ne cherchait qu'à violer les règles.

Les travaux d'aiguille réalisés par des prisonniers incluent des ouvrages en tapisserie (coussins, tapis), des quilts entièrement cousus à la main, et de magnifiques panneaux en patchwork, qui parfois sont plus larges que la surface même de la cellule où le détenu réalise son ouvrage. La plupart des prisonniers travaillant pour Fine Cell Work sont des hommes, mais il y a aussi quelques femmes. Les détenus peuvent aussi réaliser des modèles dessinés par les clients eux-mêmes ou encore finir des tapisseries qui sont restées en plan sans que leurs propriétaires aient le temps de les achever. Ils réalisent aussi des modèles pour des hôtels de luxe.

Un ouvrage qui a exigé plusieurs mois de travail assidu peut rapporter plusieurs centaines de livres sterling à celui qui l'a réalisé. Le fait de pouvoir réaliser des économies réduit le risque pour les détenus de retourner vers le crime à leur sortie de prison. D'autres peuvent améliorer leur ordinaire. Nombreux sont ceux qui sont fiers d'envoyer de l'argent à leur famille ou à leurs enfants, ou l'utilise pour se payer le loyer d'un logement décent quand ils sortent de prison. Quelques-uns continuent même dans la création de travaux d'aiguilles après leur libération, en collaboration avec FCW ou avec de grands créateurs qui leur confient des projets.

Les prisonniers commencent par apprendre le métier grâce à de dévoués volontaires des plus prestigieuses écoles d'art textile d'Angleterre, et des créateurs professionnels qui adhèrent à la vision du projet. Une fois formés, ils peuvent être chargés d'ouvrages très difficiles avec une date limite impérative. Ils sont aussi responsables d'aider les autres détenus qui sont encore en train d?apprendre à faire ce travail. Les volontaires de Fine Cell Work sont de véritables héros et héroïnes bénévoles sans lesquels tout l'activité de l'association serait impossible.

Cette association a été créée par une dame de la haute société, Lady Anne Tree, qui en eut l'idée dès les années 1960, alors qu'elle était visiteuse de prison. Avec l'aide de la plus prestigieuse école royale de travaux textiles, elle permit à deux condamnés à vie de réaliser des tapis qui furent vendus comme des pièces de collection à New York. Mais à cette époque les détenus n'étaient pas autorisés à gagner de l'argent par leur travail. C'est ce qui poussa Lady Anne à créer une association à travers laquelle les détenus pourraient acquérir les capacités les plus pointues en matière d'ouvrages textiles et bénéficier du fruit de leur travail. Fine Cell Work veut prouver que le travail réalisé en prison peut être le meilleur sur le marché et permettre aux détenus de se prendre en charge en vendant leurs articles au grand public.

Quelques chiffres impressionnants :

En 2005, Fine Cell Work a fait réaliser entièrement à la main 1538 coussins, 18 tapis et 52 quilts.

La même année, 290 détenus ont gagné 34 000£ ( 50 200 euros )

Actuellement  295 détenus sont employés, dans 22 prisons d?Angleterre de d?Ecosse.

Les détenus sont formés par 37 instructeurs volontaires.

Je ne peux que vous encourager à prendre le temps de lire encore les deux témoignages de détenus qui suivent. Ils valent tous les commentaires.

Ce travail est un des rares réalisés en prison qui a un but, est créatif et constructif et vaut la peine. Chaque tapisserie est un défu, certaines plus que d'autres.Il me permet aussi de gagner de l?argent pour acheter des timbres et des cartes téléphoniques, parce que les revenus en prison sont très limités. Un détenu de Petershead.

Et voici la lettre très émouvante d'un condamné à perpétuité.

Je suis un condamné à perpétuité. Pendant des années, j'ai cherché à m'échapper. J'ai essayé un grand nombre de passe-temps dans ma cellule. Ils finissaient tous dans un coin avec un tas d?autres ordures. Souffrant de dépression,  la plupart du temps je ne me lavais pas, je ne me rasais pas, je ne me brossais pas les dents, je ne me coiffais pas et le plupart du temps ma cellule était une poubelle puante. Je ne possédais rien, personne ne m?aimait et mon existence était vaine, misérable et futile.

Chaque nuit je suppliais Dieu d'avoir pitié de moi et de m'éviter de vivre une nouvelle journée le lendemain. Combien de fois j'ai pleuré me demandant pourquoi j'étais sur terre. Je n'étais bon à rien, je n'avais pas d'argent ni de famille, et personne vers qui aller pour trouver de l'aide. Tout simplement je n'arrivais pas à comprendre pourquoi je continuais à vivre. C'est alors que quelque chose arriva dans ma vie.

J'étais couché dans ma cellule un soir quand un gars entra dans ma cellule et me demanda si je pouvais l'aider *. Je ne connaissais pas ce type, mais il m'avait rendu service à plusieurs reprises avec des cigarettes, du papier à cigarette et des sachets de thé. Il m'expliqua qu'il venait de casser ses lunettes, mais qu'il devait terminer un ouvrage de tapisserie qu'il était en train de coudre pour une association d'aide aux détenus. Bien que je me considère comme un dur, et la couture bonne pour les filles, j'avais l'impression que je lui devais quelque chose et j'acceptai de l'aider. Il me montra alors ce que je devais faire. Je lui fis jurer de ne dire à personne ce qu'il me demandait de faire et je cachai l'ouvrage dans mon placard.

 

Vers 9h du soir, je sortis l'ouvrage et me mis au travail. Avant même que je m'en rende compte, les gardiens ouvraient déjà les portes des cellules pour le petit déjeuner. Une nuit entière s'était écoulée sans pensées de suicide, ni larmes de mélancolie.

Sans tarder je me joignis à cette classe qui m'offrait l'évasion à laquelle j'aspirais depuis si longtemps. Je ne vous parle pas de la surprise que j'ai eue quand ils ont parlé de me payer l?ouvrage terminé. J'ai pu m'acheter une ceinture d'entrainement, une radio et actuellement j'économise pour un survêtement et des baskets. En ce moment je travaille sur un tapis de 180 cm sur 90 cm et ils me paieront 120£ (180 euros) pour cela. C'est l'espoir, le respect de moi-même et la fierté. Je ne suis plus sale, je ne sens plus mauvais, je suis presque respectable, j'ai retrouvé le sens de ma propre valeur et je me sens extrêmement bien à l'idée de pouvoir aider quelqu'un d'autre en même temps que moi-même.

Qu'il est bon être en vie, de sentir que j'accomplis quelque chose et que ma vie a réellement un sens. Personne ne peut vivre sans sens à sa vie, n'est-ce pas ? Autour du monde des millions de gens travaillent dur pour essayer de trouver du bonheur dans la vie.

Il m'arrive encore d'être déprimé, mais rien qui vaille la peine de pleurer. Merci à l'association !

* En France aussi dans les prisons où sont purgées les longues peines, les cellules des détenus sont ouvertes dans la journée, et les prisonniers peuvent se rendre dans les cellules voisines. Les cellules sont fermées durant la nuit.

Tous les modèles montrés sur cette page ont été réalisés par des détenus.

Many of my visitors like the stories I share on my blog. Today I want to let you know a wonderful project about needlework which has been running for several decades now.  Fine Cell Work (FCW) is an English Registered Charity that teaches needlework to prison inmates and sells their products. The prisoners do the work when they are locked in their cells, and the earnings (1/3 of each sold item is for the maker of the item) give them hope, skills and independence. Fine Cell Work gives these men dignity in work and through this, dignity in life. When a man gains self-respect he may see his way to addressing his offending behaviour.

The needlework pieces include canvas tapestries (cushions, rugs) handstitched quilts and wonderful huge patchwork covers, which sometimes are larger than the size of the cell itself in which the inmate is making it. Most of the prisoners working for FCW are men, but there are a few women too.

Inmates can also stitch customers' own designs, or complete a half-finished tapestry which needs a helping hand.

Savings reduce the likelihood of offenders returning to crime. Prisoners often send the money they earn from Fine Cell Work to their children and families, or use it to pay debts or for accommodation upon release. You can read some of their moving testimonies on http://www.finecellwork.co.uk/ix/inmates. Some of them are running their own business along with FCW when being released from prison.   
The inmates are all taught by volunteers from the Embroiderers Guild, the Royal School of Needlework and the world of professional designers. Once trained, they can be responsible for difficult commissions done to deadlines, and support other inmates who are still learning. Fine Cell Work could not operate without the wonderful help, skill and expertise of  their  volunteers. They are heroines, showing patience and tact. FCW would be nowhere without them.

The charity was founded by Lady Anne Tree, who first had the idea in the 1960's when she was a prison visitor. With the help of the Royal School of Needlework she enabled two lifers to make needlepoint carpets which were then sold as collectiors items in New York. However, in those days the prisoners were not allowed to receive money for the work. This determined Lady Anne to establish an organisation in which prisoners could learn a skill to the highest level and be paid for their efforts. Fine Cell Work aims to show that prison work can be the best on offer and to enable prison inmates to help themselves by selling their work to the general public.
 Impressive figures :

 

 

 

 

 

 

 

 

  • In 2005 Fine Cell Workers hand-stitched a total of 1538 cushions, 18 rugs and 52 quilts.
  • In the same year, 290 inmates earned a total of £34,000 We are currently employing 295 inmates
  • We work in 22 prisons in England and Scotland

  • The inmates are taught by 37 volunteer instructors

  • You'll discover the wonderful pieces made by inmates http://www.finecellwork.co.uk/ .

    It's one of the few things done in prison that has a purpose, is creative, constructive and has a point. Every canvas is a challenge, some more than others. It also helps me with to earn money to buy stamps and phone cards as prison wages don't go too far. Inmate, SPS Peterhead

     Letter from a Prisoner - HMP Maidstone

    I'm a life-serving prisoner and for years I have been trying to escape. I have tried numerous cell hobbies which promptly ended up discarded in the corner of the cell as so much rubbish. Due to depression, most of the time I've been unwashed, unshaven, teeth not cleaned, hair not combed, as often as not my cell has been dirty and stinking. I've had no possessions, nobody to love me, just hanging onto a futile, empty and miserable existence.

    Every night I've asked God to have mercy on me and not to make me endure another day. I've wept and I asked why I was in this world, I am good for nothing, no money, no family and with no-one I could go to for help. I just couldn't understand why I should go on living. Then something happened to me.

    I was lying in my cell one evening when a bloke came in and asked if I can help him. I didn't know the fella, but he had helped me with cigarettes and cigarette papers and teabags. He explained how he'd broken his glasses and needed to finish a pattern he was sewing for the in-cell charity course. Although I class myself as being very butch and sewing so very feminine, I figured I owed him, so I agreed to help him finish his work. He showed me what it was I had to do, I made him promise not to tell anybody and I hid I in a cupboard in my cell. About nine o'clock I got it out and started sewing. Before I knew where I was they started unlocking us for breakfast, a whole night had come and gone with no thoughts of suicide, and no tears of melancholy.

    I promptly joined the class as it offered me the escape I'd been looking for. Talk about surprise when I found out they were wanting to pay me for the finished article. I've bought a weight-lifting belt, a radio, and I'm currently saving to buy a tracksuit set and trainers. I am at present sewing a mat 6 feet long and 3 feet wide and they are going to give me £120 on completion. The hope, the self-respect and pride. I am no longer dirty and smelly, I'm quite respectable, my self-worth has been restored and I feel extremely good at the thought that I am helping someone else as well as myself.

    How good it is to be alive, to feel that I am accomplishing something and my life has real meaning. Nobody really enjoys an aimless life, a life without purpose, do they? Around the world millions of people are working hard and trying to find happiness in living.

    I still get depressed but nothing to cry about, thank-you charity.

     

    All designs shown on that page were stitched by inmates.

     

     

     
Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus