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  • : Passionnée de créations d'art, en particulier au point de croix, et animée par ma foi en Jésus-Christ, je conjugue ces deux passions dans des créations sur les thèmes religieux et régionaux. Venez aussi découvrir ma région et mes recettes favorites.
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l'annuaire des piquées du fil
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L'ATELIER DE LA COLOMBE

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L'ATELIER DE LA COLOMBE 

Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 12:11


Comme je l'ai indiqué à plusieurs reprises sur ce blog dernièrement, je suis encore en convalescence et je ne sors pas beaucoup de chez moi. Je me consacre aux travaux d'aiguilles, en pensant déjà à Noël. Pour cela, je profite des avantages d'internet pour acheter des fournitures en ligne et je vous propose la vue de mon village disponible sur Google map. Vous pouvez la compléter par la visite de l'album photos intitulé Mon village dans la colonne de gauche.

As I wrote it several times recently on this blog, I'm still reconvering from a serious heart problem, and I don't go out much. I have plenty of time for needleworks, enjoying preparing Christmas. I'm glad to be able to use internet to buy all the material needed for this. Also I show you the view of my village you can find on Google maps. You can have a visit of my whole village when clicking on the photos album Mon Village (=My village) in the left column.

Par Renée - Publié dans : Voyages / Travels
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 12:54

J’ai découvert Nicole Renard en 1990 grâce à une revue. A l’époque cela faisait déjà 15 ans qu’elle poursuivait le même ouvrage au long cours : copier avec du fil et une aiguille tout l’évangile de St Jean en lettres gothiques et l’agrémenter de superbes dessins brodés de sa création. Elle y avait déjà consacré 22.000 heures de travail sur une longueur de 80 mètres d’un rouleau de toile à peindre blanc cassé (sur 60 cm de large). A ce stade, l’évangile étant terminé, elle s’attaquait aux épitres du même auteur, avant de s’attaquer à l’Apocalypse.

Cette passion était née de sa découverte fortuite d’ornements liturgiques à l’âge de 7 ans, au cours d’un voyage avec ses parents. Saisie d’admiration devant les chasubles rutilantes, aux broderies dorées, aux arabesques légères, avec des grappes de fleurs et de fruits, et elle se dit qu’un jour elle sera brodeuse.

En fait Nicole Renard a toujours brodé, ayant appris à le faire avec sa mère dans leur appartement parisien. A partir de 17 ans, lorsque pour des raisons de santé, elle se consacra davantage aux travaux d’aiguilles. Mais sa première activité ne sera pas brodeuse professionnelle. Maman de 3 enfants, elle avait ouvert avec son mari un hôtel dans un mas provençal. Elle avait pris l’habitude de se lever à 4 h. du matin : « A cause des clients, le seul moment à moi, c’était à cette heure de la journée. J’ai pris l’habitude de broder, avant le lever du soleil, tout le service de table du mas. »

 Après 16 opérations de la hanche et un lot d’épreuves personnelles, Nicole Renard dut vendre son hôtel. Elle éprouva plus que jamais le besoin de Dieu, mais chez elle la prière s’exprimera aussi par les mains. Elle acheta de la toile à peindre en rouleau et commença les premiers versets de l’Evangile selon St Jean.

Par ailleurs, des amis qui dirigeaient un atelier de restauration de tapisseries très réputés, les Bobin (qui travaillent toujours) pour les plus grands musées et châteaux nationaux, lui proposèrent de monter une antenne de leur atelier dans le Gard où elle habitait. Elle fit donc un stage dans leur atelier de la banlieue parisienne, et la voilà lancée professionnellement dans le monde des travaux d’aiguilles. Son atelier du Gard comptera jusqu’à 17 collaboratrices. A côté de cela, à ses heures creuses, elle continuait à broder sur son projet personnel, jusqu’à 5 heures par jour.

Un tel ouvrage ne s’improvise pas. Nicole suivait toujours les trois mêmes étapes :

  1. l’écriture du texte, au feutre, à main levée, une opération qu’elle renouvelait tous les 4 ans, pendant un mois.  
  2. la broderie, lettre après lettre, en moyenne 33 lettres par jours. Pour vous donner une idée, il faut 60 points pour un simple i. Elle avait choisi l’écriture gothique simplifiée pour donner de l’élégance aux lettres qu’elle brodait avec un brin de fil vert de soie ou de coton.  
  3. les dessins qui parsèment le rouleau, tantôt pour habiller la première lettre d’un chapitre, ou pour aérer le texte. Elle s’inspirait de l’iconographie religieuse traditionnelle : sculptures de cathédrales, fresques, détails de tapisseries… Certes elle n’a jamais ménagé sa peine : un seul visage du christ lui a demandé 350 heures de travail.

L’intérêt pour elle, c’était le texte qu’elle méditait en profondeur, mettant à profit la lenteur de la  broderie. Lorsqu’elle passait plusieurs semaines sur le même récit, elle finissait par s’imaginer qu’elle avait personnellement assisté à l’événement. En parallèle, chaque dessin était lié à un moment de sa vie personnelle, qui lui revenait à l’esprit quand elle déroulait son ouvrage.

En exergue de l’évangile de St Jean, Nicole Renard avait brodé cette prière : « Pour que ton règne vienne / Et que ma main se souvienne, / Si mon cœur oublie. »

J’avais toujours gardé le souvenir de l’entreprise passionnée de Nicole Renard, et je me demandais souvent ce qu’elle était devenue. Ce n’est qu’en 2006, soit 16 ans plus tard, que j’ai à nouveau entendu parler d’elle. Entre temps, elle était venue s’installer en Vendée. Cette année-là, à 76 ans, elle luttait depuis 5 ans avec un cancer qui progressait, mais elle continuait toujours à broder les textes bibliques. Ce travail répétitif était plus jamais l’occasion de se plonger dans les épisodes et de prier. Elle avait terminé les épîtres et l’Apocalypse en projet en 1990. Elle avait aussi ajouté l’histoire de St François d’Assise et son cantique des créatures, avec des textes toujours agrémentés de ses illustrations chatoyantes.

Le travail de Nicole est l’expression même d’une œuvre gratuite, sans autre but que d’exprimer ce qui habite son cœur. Elle ne brode pas pour se faire connaître. Une fois, il y a quelques années, elle a présenté son travail dans une église de Vendée, mais faute de place, elle n’avait même pas pu l’exposer en entier. Nicole Renard a donné un sens à sa vie, à travers la passion qui l’a constamment habitée.

I discovered Nicole Renard in 1990, in a magazine. At that time, she already had been dedicated to the same task for 15 years. She had hand stitched the whole Gospel of John, and stitched her own pictures along the text. She already had spent 22.000 hours stitching on a roll of linen usually used for painting. She had stitched 80 meters long on 0,60 meter wide, with green silk or cotton thread for the gothic letters. All her own pictures were brightly coloured. She just had finished the Gospel of John and she was planning to stitch John’s epistles and the book of Revelation.

Nicole Renard had learned to stitch with her mother, when a child in Paris. When she was 7, once on holiday, she discovered gorgeous religious clothes exhibited in a church. Then she decided that she would be an embroiderer.

But that was not her first job. Married and the mother of 3 children, she opened a hostel in the south of France.  At that time, she was used to wake up at 4 AM to be able to stitch before the customers and the family were up. She then stitched all the table linen of the restaurant. She was keen to bake yummy pastries for the customers too.

Her health state became very bad (she had surgery 17 times) and the hostel was sold. Then she felt a greater need of God than ever. So she began to stitch the Gospel of John. She began to express her prayer with her stitching.

Beside this, to earn her living, she was lucky enough to be asked to work for the French greater workshop of restoring for historical tapestries (which was renovating the works of the main French museums and castles). The main workshop was settled near Paris, but Nicole Renard could open a second workshop in the south of France, where till 17 ladies were working. Beside this she was going on with her own religious project, sometimes stitching 5 hours a day.

 For her own work, she always followed the same 3 steps :  

  1. writing the text with a felt pen on the linen. She was doing that for a whole month every 4 years.  
  2. stitching the letters, an average of 33 letters per day. A plain i needed 60 stitches!  
  3. the pictures for which she found inspiration in cathedral carvings, famous paintings and icons, or simply the animals she was seeing outside. Once she needed 350 hours to achieve only the face of Jesus Christ.

When stitching, she was deeply involved in the story. Sometimes she felt as if she was a living witness of the event. Beside this most verses and pictures remind her the events of her own life.

Before beginning the Gospel of John, she had stitched : “So that your kingdom may come, and my hand may remember, even if my heart forgets.”

I never forgot what I learned about Nicole Renard in 1990 and I always wondered what happened with her later on. Only in 2006, 16 years later, I got more news of her. She had moved to an other area of France. She was 76 years old then, having been fighting with a developing cancer for more than 5 years. Yet she always was going on stitching Bible texts. She had finished the epistles and the book of Revelation. She also had stitched Francis of Assisi’s life and his hymn of the creatures.

Nicole’s purpose always was very private. She didn’t try to be known. Only once, a few years ago, she exhibited her work in a church, but the building was not large enough for all her stitching! Through her stitching, Nicole gave a meaning to her life and fuel to her prayer life.

Par Renée - Publié dans : La Bible en points de croix / The Bible in cross s
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 12:17

Fin juin, lors d'une conversation avec des amis, un texte m'est revenu à l'esprit. Il s'agit de la Prière de la Sérénité,  qui doit sa notoriété au fait qu'elle a été adoptée dans le monde entier par le mouvemement des Alcooliques Anonymes (AA) comme support spirituel pour toute personne en lutte contre ses dépendances. Derrière le mot Dieu chacun peut mettre ce qui correspond à ses propres convictions tout en étant encouragé à discerner ce qu'il peut changer dans sa vie et ce qu'il ne peut pas, et à accepter sereinement cette situation.

Mon Dieu, donne-moi la sérénité

d'accepter les choses que je ne puis changer,

le courage de changer celles que je peux ,

et la sagesse d'en connaître la différence.

Je décide alors d'en faire un sampler, et je crée des illustrations d'inspiration japonaise qui me font penser à la sérénité. Rapidement le diagramme est terminé et toutes les fournitures achetées.
J'étais loin de penser à ce moment-là que quelques jours plus tard j'allais entrer à l'hôpital pour un séjour de plus de deux mois, à peine entrecoupés de quelques jours à la maison, ni même qu'à l'heure où j'écris ces lignes je serai encore en traitement.

Lorsque j'étais moins mal à l'hôpital, je reprenais mon ouvrage, et je l'ai finalement terminé. J'ai eu tout le loisir de penser au sens des paroles, qui ne sont pas si faciles à mettre en pratique. La sérénité, dans certains cas, ne peut être qu'un don de Dieu.

A présent le sampler terminé restera longtemps un souvenir de cet été difficile. Le diagramme et les explications sont à votre disposition sur le site de l'Atelier de la Colombe. 

It was the end of June, when I discussed with some friends and remembered a text called The Serenity Prayer. It owes its fame to the fact that it has been chosen by the  Alcoholics Anonymous worldwide since 1940 as a support to face the battle against the condition of life. Everybody can put his own meaning behind the world God, and is encouraged to discern what he can change in life, and what he cannot, then to accept this fact with serenity.

God grant me the serenity
to accept the things I cannot change;
courage to change the things I can;
and wisdom to know the difference.

Then I decided to use this prayer to make a sampler, adding my own Japanese designs, as they were linked with the idea of serenity for me. Soon the whole chart was finished, and I had the fabric and threads ready.

I had no idea then that I was just going for more than 2 months into the hospital, to face a heavy heart surgery, followed by a hard recovery which is not finished now yet unfortunately. When I felt better from time to time in hospital I went on cross stitching this sampler, and I had plenty of time to think about the meaning of the words. I must confess that serenity is not easy in difficult situations. It really must be given by God from above.

Now the sampler is finished. It will long last as a memory of this difficult summer. You can buy the chart (in French) with the explanations on the site The Workshop of the Dove.

Par Renée - Publié dans : L'Atelier de la Colombe
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 13:28

Si mon été a manqué de soleil et d'air pur derrière les murs d'un hôpital, l'automne me donnera peut-être davantage l'occasion de profiter d'une arrière saison aux teintes flamboyantes. C'est en tout cas ce qu'exprime le fin motif (en 1 fil sur 1 fil) réalisé pour moi par Anne-Marie en guise de carte de voeux pour une prompt rétablissement. 

A travers cette petite merveille je veux aussi remercier toutes les personnes qui m'ont fait parvenir des cartes de France et de l'étranger, au point que je me suis même demandé comment certaines avaient trouvé mon adresse.

Un petit clin d'oeil aussi à mon mari: toujours à l'affut d'un moyen de me faire plaisir pendant mon hospitalisation, il a au fil des semaines écumé toutes les maisons de la presse qui se trouvaient sur son chemin pour m'apporter l'ensemble des revues de broderie et de travaux d'aiguilles qu'il a pu dénicher! Je n'ai jamais eu une collection aussi complète des revues parues sur deux mois!

Certainly this past summer I missed sun and fresh air behind the walls of an hospital. Maybe next autumn will provide more opportunities to enjoy the flaming colours of nature. At least this is what the wonderful fine design stitched by Anne-Marie for me expressed as Get Well Soon wishes.

With this little marvel (stitched with 1 thread on 1 thread) I also want to thank all the people who sent cards to me from France and abroad. They were so kind and numerous that I sometimes wondered how they got my address.

I add a little thank you to my husband : as long as I stayed in the hospital he always was eager to please me and to bring me gifts I could enjoy. So he searched and bought absolutely all the needlecrafts and cross stitch magazines he could find which were published in July and August. I never had such a complete variety of magazines!

Par Renée - Publié dans : Réflexions / Thoughts
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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /Sep /2007 13:35

A plusieurs reprises les visiteurs de mon blog ont dit qu'ils appréciaient les histoires et témoignages que je racontais. Aujourd'hui j'aimerais vous parler d'une entreprise exceptionnelle qui se poursuit en Grande Bretagne depuis plusieurs décades déjà. Il s'agit du travail de Fine Cell Work (traduction : Travail raffiné en cellule), une organisation humanitaire qui enseigne l'art des travaux d'aiguilles à des détenus en prison et qui vend leurs produits. Les détenus réalisent les ouvrages en étant dans leurs cellules. Les revenus qu'ils en tirent (un tiers du prix de vente de chaque objet vendu revient à celui qui l'a fait) leur procurent espoir, talents et indépendance. Fine Cell Work donne à ces hommes une dignité à travers leur travail et par cela même, une dignité dans la vie. Quand un homme améliore l'idée de sa propre valeur, il commence à maîtriser son comportement qui ne cherchait qu'à violer les règles.

Les travaux d'aiguille réalisés par des prisonniers incluent des ouvrages en tapisserie (coussins, tapis), des quilts entièrement cousus à la main, et de magnifiques panneaux en patchwork, qui parfois sont plus larges que la surface même de la cellule où le détenu réalise son ouvrage. La plupart des prisonniers travaillant pour Fine Cell Work sont des hommes, mais il y a aussi quelques femmes. Les détenus peuvent aussi réaliser des modèles dessinés par les clients eux-mêmes ou encore finir des tapisseries qui sont restées en plan sans que leurs propriétaires aient le temps de les achever. Ils réalisent aussi des modèles pour des hôtels de luxe.

Un ouvrage qui a exigé plusieurs mois de travail assidu peut rapporter plusieurs centaines de livres sterling à celui qui l'a réalisé. Le fait de pouvoir réaliser des économies réduit le risque pour les détenus de retourner vers le crime à leur sortie de prison. D'autres peuvent améliorer leur ordinaire. Nombreux sont ceux qui sont fiers d'envoyer de l'argent à leur famille ou à leurs enfants, ou l'utilise pour se payer le loyer d'un logement décent quand ils sortent de prison. Quelques-uns continuent même dans la création de travaux d'aiguilles après leur libération, en collaboration avec FCW ou avec de grands créateurs qui leur confient des projets.

Les prisonniers commencent par apprendre le métier grâce à de dévoués volontaires des plus prestigieuses écoles d'art textile d'Angleterre, et des créateurs professionnels qui adhèrent à la vision du projet. Une fois formés, ils peuvent être chargés d'ouvrages très difficiles avec une date limite impérative. Ils sont aussi responsables d'aider les autres détenus qui sont encore en train d?apprendre à faire ce travail. Les volontaires de Fine Cell Work sont de véritables héros et héroïnes bénévoles sans lesquels tout l'activité de l'association serait impossible.

Cette association a été créée par une dame de la haute société, Lady Anne Tree, qui en eut l'idée dès les années 1960, alors qu'elle était visiteuse de prison. Avec l'aide de la plus prestigieuse école royale de travaux textiles, elle permit à deux condamnés à vie de réaliser des tapis qui furent vendus comme des pièces de collection à New York. Mais à cette époque les détenus n'étaient pas autorisés à gagner de l'argent par leur travail. C'est ce qui poussa Lady Anne à créer une association à travers laquelle les détenus pourraient acquérir les capacités les plus pointues en matière d'ouvrages textiles et bénéficier du fruit de leur travail. Fine Cell Work veut prouver que le travail réalisé en prison peut être le meilleur sur le marché et permettre aux détenus de se prendre en charge en vendant leurs articles au grand public.

Quelques chiffres impressionnants :

En 2005, Fine Cell Work a fait réaliser entièrement à la main 1538 coussins, 18 tapis et 52 quilts.

La même année, 290 détenus ont gagné 34 000£ ( 50 200 euros )

Actuellement  295 détenus sont employés, dans 22 prisons d?Angleterre de d?Ecosse.

Les détenus sont formés par 37 instructeurs volontaires.

Je ne peux que vous encourager à prendre le temps de lire encore les deux témoignages de détenus qui suivent. Ils valent tous les commentaires.

Ce travail est un des rares réalisés en prison qui a un but, est créatif et constructif et vaut la peine. Chaque tapisserie est un défu, certaines plus que d'autres.Il me permet aussi de gagner de l?argent pour acheter des timbres et des cartes téléphoniques, parce que les revenus en prison sont très limités. Un détenu de Petershead.

Et voici la lettre très émouvante d'un condamné à perpétuité.

Je suis un condamné à perpétuité. Pendant des années, j'ai cherché à m'échapper. J'ai essayé un grand nombre de passe-temps dans ma cellule. Ils finissaient tous dans un coin avec un tas d?autres ordures. Souffrant de dépression,  la plupart du temps je ne me lavais pas, je ne me rasais pas, je ne me brossais pas les dents, je ne me coiffais pas et le plupart du temps ma cellule était une poubelle puante. Je ne possédais rien, personne ne m?aimait et mon existence était vaine, misérable et futile.

Chaque nuit je suppliais Dieu d'avoir pitié de moi et de m'éviter de vivre une nouvelle journée le lendemain. Combien de fois j'ai pleuré me demandant pourquoi j'étais sur terre. Je n'étais bon à rien, je n'avais pas d'argent ni de famille, et personne vers qui aller pour trouver de l'aide. Tout simplement je n'arrivais pas à comprendre pourquoi je continuais à vivre. C'est alors que quelque chose arriva dans ma vie.

J'étais couché dans ma cellule un soir quand un gars entra dans ma cellule et me demanda si je pouvais l'aider *. Je ne connaissais pas ce type, mais il m'avait rendu service à plusieurs reprises avec des cigarettes, du papier à cigarette et des sachets de thé. Il m'expliqua qu'il venait de casser ses lunettes, mais qu'il devait terminer un ouvrage de tapisserie qu'il était en train de coudre pour une association d'aide aux détenus. Bien que je me considère comme un dur, et la couture bonne pour les filles, j'avais l'impression que je lui devais quelque chose et j'acceptai de l'aider. Il me montra alors ce que je devais faire. Je lui fis jurer de ne dire à personne ce qu'il me demandait de faire et je cachai l'ouvrage dans mon placard.

 

Vers 9h du soir, je sortis l'ouvrage et me mis au travail. Avant même que je m'en rende compte, les gardiens ouvraient déjà les portes des cellules pour le petit déjeuner. Une nuit entière s'était écoulée sans pensées de suicide, ni larmes de mélancolie.

Sans tarder je me joignis à cette classe qui m'offrait l'évasion à laquelle j'aspirais depuis si longtemps. Je ne vous parle pas de la surprise que j'ai eue quand ils ont parlé de me payer l?ouvrage terminé. J'ai pu m'acheter une ceinture d'entrainement, une radio et actuellement j'économise pour un survêtement et des baskets. En ce moment je travaille sur un tapis de 180 cm sur 90 cm et ils me paieront 120£ (180 euros) pour cela. C'est l'espoir, le respect de moi-même et la fierté. Je ne suis plus sale, je ne sens plus mauvais, je suis presque respectable, j'ai retrouvé le sens de ma propre valeur et je me sens extrêmement bien à l'idée de pouvoir aider quelqu'un d'autre en même temps que moi-même.

Qu'il est bon être en vie, de sentir que j'accomplis quelque chose et que ma vie a réellement un sens. Personne ne peut vivre sans sens à sa vie, n'est-ce pas ? Autour du monde des millions de gens travaillent dur pour essayer de trouver du bonheur dans la vie.

Il m'arrive encore d'être déprimé, mais rien qui vaille la peine de pleurer. Merci à l'association !

* En France aussi dans les prisons où sont purgées les longues peines, les cellules des détenus sont ouvertes dans la journée, et les prisonniers peuvent se rendre dans les cellules voisines. Les cellules sont fermées durant la nuit.

Tous les modèles montrés sur cette page ont été réalisés par des détenus.

Many of my visitors like the stories I share on my blog. Today I want to let you know a wonderful project about needlework which has been running for several decades now.  Fine Cell Work (FCW) is an English Registered Charity that teaches needlework to prison inmates and sells their products. The prisoners do the work when they are locked in their cells, and the earnings (1/3 of each sold item is for the maker of the item) give them hope, skills and independence. Fine Cell Work gives these men dignity in work and through this, dignity in life. When a man gains self-respect he may see his way to addressing his offending behaviour.

The needlework pieces include canvas tapestries (cushions, rugs) handstitched quilts and wonderful huge patchwork covers, which sometimes are larger than the size of the cell itself in which the inmate is making it. Most of the prisoners working for FCW are men, but there are a few women too.

Inmates can also stitch customers' own designs, or complete a half-finished tapestry which needs a helping hand.

Savings reduce the likelihood of offenders returning to crime. Prisoners often send the money they earn from Fine Cell Work to their children and families, or use it to pay debts or for accommodation upon release. You can read some of their moving testimonies on http://www.finecellwork.co.uk/ix/inmates. Some of them are running their own business along with FCW when being released from prison.   
The inmates are all taught by volunteers from the Embroiderers Guild, the Royal School of Needlework and the world of professional designers. Once trained, they can be responsible for difficult commissions done to deadlines, and support other inmates who are still learning. Fine Cell Work could not operate without the wonderful help, skill and expertise of  their  volunteers. They are heroines, showing patience and tact. FCW would be nowhere without them.

The charity was founded by Lady Anne Tree, who first had the idea in the 1960's when she was a prison visitor. With the help of the Royal School of Needlework she enabled two lifers to make needlepoint carpets which were then sold as collectiors items in New York. However, in those days the prisoners were not allowed to receive money for the work. This determined Lady Anne to establish an organisation in which prisoners could learn a skill to the highest level and be paid for their efforts. Fine Cell Work aims to show that prison work can be the best on offer and to enable prison inmates to help themselves by selling their work to the general public.
 Impressive figures :

 

 

 

 

 

 

 

 

  • In 2005 Fine Cell Workers hand-stitched a total of 1538 cushions, 18 rugs and 52 quilts.
  • In the same year, 290 inmates earned a total of £34,000 We are currently employing 295 inmates
  • We work in 22 prisons in England and Scotland

  • The inmates are taught by 37 volunteer instructors

  • You'll discover the wonderful pieces made by inmates http://www.finecellwork.co.uk/ .

    It's one of the few things done in prison that has a purpose, is creative, constructive and has a point. Every canvas is a challenge, some more than others. It also helps me with to earn money to buy stamps and phone cards as prison wages don't go too far. Inmate, SPS Peterhead

     Letter from a Prisoner - HMP Maidstone

    I'm a life-serving prisoner and for years I have been trying to escape. I have tried numerous cell hobbies which promptly ended up discarded in the corner of the cell as so much rubbish. Due to depression, most of the time I've been unwashed, unshaven, teeth not cleaned, hair not combed, as often as not my cell has been dirty and stinking. I've had no possessions, nobody to love me, just hanging onto a futile, empty and miserable existence.

    Every night I've asked God to have mercy on me and not to make me endure another day. I've wept and I asked why I was in this world, I am good for nothing, no money, no family and with no-one I could go to for help. I just couldn't understand why I should go on living. Then something happened to me.

    I was lying in my cell one evening when a bloke came in and asked if I can help him. I didn't know the fella, but he had helped me with cigarettes and cigarette papers and teabags. He explained how he'd broken his glasses and needed to finish a pattern he was sewing for the in-cell charity course. Although I class myself as being very butch and sewing so very feminine, I figured I owed him, so I agreed to help him finish his work. He showed me what it was I had to do, I made him promise not to tell anybody and I hid I in a cupboard in my cell. About nine o'clock I got it out and started sewing. Before I knew where I was they started unlocking us for breakfast, a whole night had come and gone with no thoughts of suicide, and no tears of melancholy.

    I promptly joined the class as it offered me the escape I'd been looking for. Talk about surprise when I found out they were wanting to pay me for the finished article. I've bought a weight-lifting belt, a radio, and I'm currently saving to buy a tracksuit set and trainers. I am at present sewing a mat 6 feet long and 3 feet wide and they are going to give me £120 on completion. The hope, the self-respect and pride. I am no longer dirty and smelly, I'm quite respectable, my self-worth has been restored and I feel extremely good at the thought that I am helping someone else as well as myself.

    How good it is to be alive, to feel that I am accomplishing something and my life has real meaning. Nobody really enjoys an aimless life, a life without purpose, do they? Around the world millions of people are working hard and trying to find happiness in living.

    I still get depressed but nothing to cry about, thank-you charity.

     

    All designs shown on that page were stitched by inmates.

     

     

     
Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 10:21

En dépit des projets de vacances pour toute la famille cet été, nous sommes tous restés dans la région lyonnaise : la famille dans notre maison à 30 km de Lyon, et moi passant 6 semaines d'affilée dans divers hôpitaux de Lyon. En effet mi-juillet j'ai été transportée de toute urgence dans un service spécialisé de Lyon pour une grosse opération cardiaque imprévue. Je commençais à me remettre lentement et à envisager le retour à la maison, lorsque des complications sont apparues qui ont nécessité une deuxième intervention chirurgicale. D'autres semaines de soins ont suivi, et finalement les médecins m'ont autorisée à rentrer à la maison il y a une dizaine de jours. Mais les problèmes ne sont pas résolus et j'ai besoin de soins quotidiens et d'être examinée par les médecins plusieurs fois par semaine. Pour cette raison je suis encore très limitée, et je ne reprendrai pas encore le fil régulier de ce blog. Toutefois je veux remercier du fond du coeur tous ceux qui sans se décourager ont laissé des messages d'amitié et d'encouragement, suite à mon dernier petit message sur mon blog.

A l'hôpital comme maintenant à la maison, j'ai pu me remettre au point de croix, et je concentre mes efforts sur des projets pour l'Atelier de la Colombe. J'ai mis en ligne une nouvelle fiche de trois grilles consacrées à des vitraux, et deux modèles de Noël sont prêts pour être édités. Je viens aussi de terminer un sampler qui est prêt à être monté sur une bannière en tissu assorti. Vous devriez le découvrir prochainement sur le site de l'Atelier de la Colombe. Ce sera un véritable souvenir de mon séjour à l'hôpital, puisque j'y ai mis en texte et en image La Prière de la Sérénité.

Although we had holiday plans for the family this summer, we all spent July and August in the Lyon area where we are living : my family stayed at home 30 km far from Lyon, and I spent 6 weeks in various hospitals in Lyon itself. The reason is that one night mid-July I was driven to a specialized hospital in Lyon for a severe heart surgery in total unexpected emergency. When I began to feel better and when I hoped to be able to go home soon, new problems occured and I needed a second surgery. More weeks in hospital followed. The surgeon allowed me to go home 10 days ago, but the problems go on and I need daily nursing care and visit to the surgeon and the doctors several times a week. So I'm very limited, and I shall not come back to give regular news on that blog yet. But I want to thank heartfully all those who left a warm and friendly message on that blog after my last short message.

At hospital and now at home, I could cross stitch again. I keep all my efforts for projects for the Workshop of the Dove. I just published a new booklet with 3 charts for glass windows. Two Christmas designs are ready to be published very soon, and I just finished a large sampler which I need to mount on an assorted fabric background as a banner. You should be able to discover it soon on the site of the Workshop of the Dove very soon. It'll be a true memory of my time in the hospital, as it pictures the Serenity Prayer.

Par Renée - Publié dans : Petits événements de la vie
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 00:00

A l'automne nous avions monté une cabane à oiseaux dans le jardin. Je vous l'avais déjà montrée. Durant tout l'hiver nous l'avons abondamment garnie de toutes sortes de graines (blé, seigle, avoine, tournesol....) Avec le retour des beaux jours, les oiseaux l'ont désertée pour se nourrir dans la nature alentour. Mais peu à peu nous avons vu pousser tout autour du pied des épis de blé, de seigle, d'avoine... dont les oiseaux avaient fait tomber les graines pendant l'hiver. J'ai protégé avec soin cette future moisson en donnant des consignes à ceux qui tondaient le gazon tout autour. Et voici le petit motif que ces semailles inattendues m'ont inspirée.

Last fall (autumn) we built a birdhouse in our garden. I already showed you the photo. During the whole winter we provided seeds in it : corn, rye, oast, sunflowers... When spring was back, the birds left the birdhouse to find their food in nature all around. Yet slowly we noticed that ears of corn, rye and oast were apearing. They were growing from all the seeds that birds let falling in winter. I decided to protect this unexpected harvest, telling to everybody mowing the grass around it not to cut my cereals. And now you can see what design this event inspired me.

Par Renée - Publié dans : Petits événements de la vie
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /Juil /2007 00:00

Il y a tout juste 401 ans, le 15 juillet 1606, naissait aux Pays-Bas  l'illustre peintre Rembrandt, huitième de 10 enfants d'un père meunier. Il décide rapidement de se consacrer à la peinture. La postérité reconnaîtra à quel point il a eu raison de faire ce choix. Puisque nous sommes un dimanche, je vais me contenter de vous montrer quelques unes de ses oeuvres qui illustrent des récits de la Bible.

Just 401 years ago, on July 15 1606, the famous painter Rembrandt was born in the Netherlands. He was the 8th of 10 children of a miller. Very young he decided to dedicate himself to painting and his works proved how much he was right to do so. As this page is written for a Sunday, I'll show you a few of his works which depict Bible stories.

En haut à gauche : Abraham est prêt à sacrificier son fils Isaac, ainsi que Dieu le lui a demandé. Mais il sera arrêté par la voix de Dieu, avant d'avoir commis ce gest fatal. Cette histoire à première vue cruelle montre à la fois la confiance d'Abraham en Dieu et la bienveillance de Dieu qui ne demande pas de tels sacrifices.

Top left : Abraham is ready to kill his son Isaac as a sacrifice when God asks him to do so. But God's voice will hinder him to do it finally. This story seems full of cruelty, but is shows Abraham's trust in God, and God's kindness who doesn't demand such sacrifices.

A l'inverse de l'histoire précédente, Le retour du fils prodigue rappelle une histoire biblique pleine de tendresse. Un jeune fils a quitté le foyer parternel avec sa part d'héritage pour mener grand vie à la ville. Bien vite il se retrouve sans le sou. Lorsqu'il décide de retourner chez son père pour lui demander de lui offrir le gite comme à un simple serviteur, il a la surprise de voir que son père n'avait pas cessé un seul jour d'espérer son retour, et qu'il est prêt à lui rendre pleinement sa place de Fils. Jésus avait raconté cette histoire pour illustrer l'amour de Dieu qui attend le retour de tout homme vers lui.

Contrary to the previous story, the return of the prodigal son recalls a story full of tenderness. a young man, son of a wealthy man, had left the paternel home with his part of inheritance. Soon he had spend everything and was without mean of living at all.One day he decided to come back to his father's home to ask him to grant him a job and a shelter, as for a servant. He was very surprised to discover that his father had expected his return every day since he left home, and that he was eager to give him his place as a son. Jesus told this story to illustrate God's love for every man. God is always expecting that people turn back to him.

En bas à gauche : le fameux tableau Les disciples d'Emmaüs rappelle cette fin de journée du premier dimanche de Pâques, celui où Jésus était ressuscité des morts. Cette soirée là il accompagna deux hommes sur un assez long trajet, sans qu'ils reconnaissent qu'il était l'homme tué sur une croix 48 heures plus tôt. Ils ne le reconnurent qu'au moment où Jésus partagea le pain sur la table et dit une prière de reconnaissance pour le repas.

Bottom left : this famous picture of the disciples of Emmaus recalls the evening of the first Easter Sunday, when Jesus, risen from the dead, walked a long distance with some of friends who didn't recognize him till he broke the bread and thanked God for the food on the table.

 Et pour finir un portrait de femme lisant la Bible. Vous pouvez constater la taille de la Bible à cette époque.

For the end a picture of a woman reading the Bible. You can notice how large were the printed Bible at that time.

 

Par Renée - Publié dans : Un peu d'histoire / History
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